Le team

Pfffffooouuuuuu, on a eu chaud !

Le Morvan on connait, c’est la quatrième année que nous y allons mais c’est la première année où nous n’avons pas de pluie. Je dirai même qu’on a eu chaud, très chaud.

Pour cette quatrième édition, nous sommes allés dans le sud Morvan, plus exactement à Glux en Glenne, au gite du mont Beuvray.

Mais reprenons l’histoire au début.

Samedi 10 juin 6h00, nous nous retrouvons au mille clubs pour le départ. Tout le monde est là bien décidé à en découdre avec le mythe du Morvan. Ceux qui n’ont jamais participé se demandent bien ce que réserve ce weekend dont les anciens parlent tant et ceux qui ont déjà participer espèrent qu’ils résisteront mieux que l’année dernière.

départ imminent

6h30, c’est le départ, enfin presque, Martin a décidé d’aller faire le plein juste avant de partir, nous attendons quelques minutes et nous voilà partis pour 3h de route vers le gite.

9h30, nous voilà arrivés et nous prenons possession des lieux. Seules 2 chambres ne sont pas prêtes mais comme nous allons partir rouler, ce n’est pas très pénalisant. Les chambres sont propres et bien aménagées. Le temps de se changer , d’embarquer le panier pique nique, de faire le plein d’eau et c’est parti.

le gîte

10h et quelques, Sébastien OPPIN notre guide donne le départ et nous voilà partis pour une journée de VTT qui promet d’être difficile mais le soleil est là :yes:   :yes: . Rapidement nous retrouvons ce que nous connaissons du Morvan essentiellement des côtes et des descentes, celui qui a tracé le paysage a dû oublier que le plat existait et comme il devait s’ennuyer, il a laissé trainer des cailloux un peu partout.

Après quelques kilomètres, force est de constater que les descentes sont plus longues que les autres années et que par conséquence, les côtes sont aussi plus longues. Il va falloir se ménager pour aller au bout. Une grosse descente et j’entends derrière moi des youhou, yeahaa, hohoho, je décide de laisser passer Jérôme qui semble s’éclater dans cette descente au propre comme au figuré car 50m plus bas, je le retrouve par terre. c’est la première chute, et ce ne sera pas la dernière !!! Un peu plus loin, nous montons le haut Folin, c’est long, très long, très très long mais nous finissons par arriver au sommet (901 m tout de même). Malheureusement, pas grand chose a voir car il n’y a pas de panorama par contre, la descente est longue technique et rapide, bref que du bonheur.

Vers 13h30, nous nous arrêtons près d’un petit point d’eau pour manger et récupérer un peu de cette première matinée d’efforts. Le sandwich et les 2 petites boites de salade sont englouties et après 45mn nous voilà près à repartir.

pause bien méritée

En début d’après midi commencent a apparaitre les premières défaillances, je ne parle pas mécanique car la matinée a eu son lot de crevaisons, mais physiques. Jérôme qui a peu roulé cette année se bat avec des crampes et Claude handicapé par un problème aux côtes qui l’empêche de respirer normalement et un amortisseur arrière dégonflé lutte contre la fatigue. Quelques côtes et descente plus loin, nos 2 compères sont au bord de la rupture et finissent par la route. Pendant ce temps, un groupe décide d’emprunter une voie particulièrement difficile qui laissera des traces pour la fin de la journée. Nico a des crampes et Martin puise très profond dans ses réserves. Mais comme la douleur et la fatigue sont des sensations de civiles, tous les guerriers iront jusqu’au bout de cette première journée.

Au final, 47km et environ 1500m de dénivelé jour 1 + vidéo du parcours

De retour au gite, tout le monde se retrouve et nous nous préparons pour le moment de convivialité que nous attendons tous, l’apéro barbecue :bourre:   :faim:   :bbq: . Une excellente soirée en perspective. Quelques apéros, pour certains plus que de raison et c’est l’heure de se restaurer. Jérôme qui s’est occupé du barbecue a fait griller tout ce qu’il y avait dans le frigo, poulet, brochettes de porc, brochettes de bœuf, chipo, merguez, arrosez tout ça avec un peu de vin, de franches rigolades, de camaraderie et la soirée se passe à merveille. Bon faut pas abuser non plus, tout le monde est fatigué et à 23h30 extinction des feux pour tous.

BBQ avec le chef du jour

Après une plus ou moins bonne nuit de sommeil, nous nous retrouvons tous pour le petit dèj, enfin presque, Laurent qui a abusé de l’eau la veille :champagne: est retourné se coucher. Nous partirons sans lui.

9h, c’est le départ pour une nouvelle journée, les cuisses font mal mais ça va passer dans quelques kilomètres. Ce matin, ascension du mont Beuvrey, qui devrait être une formalité après le haut Folin. La formalité a eu du mal à passer, une côte sans fin avec un dénivelé entre 8% et 12%. Seuls 2 personnes arriveront en haut sans poser le pied à terre, notre chamois Xavier et le moniteur. Arrivée en haut, la vue est de toute beauté avec un panorama à couper le souffle. Une petite pause, une ou deux photos histoire de dire « j’y étais » et nous voilà reparti pour une descente, comme la côte, sans fin. Ça descend fort, il y a des cailloux partout et les freins sont mis a rude épreuve tout comme les pilotes. Après quelques minutes de ce traitement, les freins sentent les plaquettes chaudes, les disques bleuissent et les cuisses et les mollets font mal. C’est quoi se bazar ? Je croyais que les descentes c’était fait pour se reposer !!!

point vu du mont beuvrey

Vers 13h, nous nous arrêtons pour manger après une côte pas spécialement difficile mais très longue et au soleil qui aura vue le retour des crampes de Jérôme. c’est donc avec plaisir que nous faisons la pause après 25km.

Peu après notre reprise, Jérôme cumule les problèmes, maintenant c’est les roulements de sa pédale qui en ont marre. Un peu plus loin, Yoann, la fatigue aidant, chute dans un chemin pourtant sans grande difficulté. Son genou enfle rapidement et voilà 3 de nos compères avec Claude qui a toujours des problèmes pour respirer qui nous quittent pour finir par la route.

Je passerai sous silence les résidus d’une rave party faisant un boucan assourdissant avec des basses qui vous prennent aux tripes. Il y a des choses que je ne comprend pas et celle là en fait parti. La descente qui a suivi, par contre, était de toute beauté. Une descente sans fin à mach 2 dans les feuilles, il fallait sacrement avoir confiance ou être inconscient pour descendre à cette vitesse mais on est arrivé au bout sans casse. J’ai tout de même eu une crampe. Avant je voyais les descendeurs comme des frappadingues, j’ai un peu changé d’avis. Bon, il faut quand même être en peu fracassé mais il faut une sacrée dose de courage/inconscience, lucidité et pas mal de physique pour faire ça. Le reste de la sortie s’est effectué pour chacun plus ou moins dans la douleur.

A la fin de cette journée nous avons fait 41km et environ 1300m de D+ . jour 2 + vidéo du parcours

Ce qui fait un weekend avec 88km au compteur et près de 2800m de D+

Le chemin du retour au calme dans la voiture à été l’occasion pour tous de se reposer/dormir et de débriefer de ce séjour qui je crois a plu a beaucoup de monde voir à tous.

Alors est ce qu’on recommencera, je crois que l’on peut répondre sans hésitation oui, même un énorme OUI.